Problèmes des caméras et solutionsFiltrageLes caméras CMOS, comme toutes les caméras, ont des problèmes de bruit. Il y a plusieurs sources de bruit possibles (cf google pour la liste complète), qui se manifestent différemment :
Le mécanisme de coefficient de confiance se charge du deuxième cas. Il reste le premier à régler. De plus, pour séparer plus facilement deux balises, on peut en prendre une verte et une rouge (ou comme nous, une jaune avec un point vert au centre en opposition de phase). Une étape de filtrage de l'image reçue (avant traitement) est donc bienvenue :
La caméra dispose de plusieurs moyens de régler l'intensité reçue : des registres de gain ( Exposition glissanteLe principe de fonctionnement des caméras peut être résumé ainsi : chaque pixel de la matrice photo-sensible est pré-chargé. Puis il est exposé à la lumière pendant un temps fixe (appelé temps d'exposition, généralement exprimé en fraction de secondes ou en lignes). Au bout de ce temps, l'exposition est terminée (voir après comment), et les pixels sont transmis à l'extérieur. Il existe deux principaux moyens pour faire en sorte que les pixels soient tous exposés le même temps :
La plupart des caméras CMOS bas prix sont équipées d'obturateurs glissants. Leur principe est simple : imaginons que le temps d'exposition soit de 10 lignes [dans la suite, on part du principe qu'on lit toutes les lignes les unes après les autres (progressif), alors qu'en mode entrelacé on ne lit en fait qu'une ligne sur deux (les impaires puis les paires)] : chaque ligne, avant d'être lue, est remise à zéro (pré-chargée) 10 lignes auparavant. 10 lignes après (soit le temps d'exposition) elle est lue et transmise à l'extérieur. Autrement dit :
On a donc une fenêtre glissante d'exposition qui parcourt l'image. Chaque ligne entrant dans la fenêtre est remise à zéro, et lue lorsqu'elle en sort. Le temps d'exposition (délai entre la remise à zéro et la lecture) peut varier entre 1 ligne et 1 image. Ce mécanisme a comme avantage de ne pas nécessiter de pièce mécanique en mouvement (obturateurs mécaniques), et une architecture des pixels photo-sensibles simple (3 transistors contre 4 pour les obturateurs électroniques synchrones). Leur inconvénient est que chaque ligne fournit une information décalée dans le temps : une barre verticale se déplaçant horizontalement sera vue de biais (car le bas de l'objet sera vu plus tard que le haut). Ce mécanisme d'exposition a une importance pour nous : rappelons-nous que les fréquences caméra et balise sont légèrement décalées. Autrement dit, l'instant où la balise change d'état (s'allume ou s'éteint) se décale lentement dans l'image. Imaginons que la balise soit vue d'assez loin pour qu'elle entre entièrement dans la fenêtre d'exposition.
Autrement dit, au fur et à mesure du décalage de la frontière, la balise va être vue allumée, puis lentement décroissante, puis éteinte, puis lentement croissante. Plus la fenêtre d'exposition sera grande, plus le temps de transition (de allumée à éteinte) sera grand. Et pendant ce temps de transition, la balise est vue allumée sur plusieurs trames successives, mettant notre algorithme par terre... You are missing some Flash content that should appear here! Perhaps your browser cannot display it, or maybe it did not initialise correctly. Cette vidéo illustre bien ce phénomène : on a filmé une balise avec différents temps d'exposition, et on a capturé le flux vidéo en séparant les images paires et impaires. On voit bien que plus l'exposition dure longtemps, plus la balise clignote de façon molle... Il nous faut absolument une balise qui clignote franchement, soit un temps d'exposition le plus faible possible. On prendra donc le minimum : 1 ligne ( Au passage : une durée d'exposition faible assombrit la scène. C'est pour cela que la balise dispose de LED haute-luminosité !..
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